Pupilles relevés
Casa verde et ciudad blanca, panoramas de chauds volcans aux neiges éternelles, albums de familles cabossées et improbables fratries de coeur recomposées, 16 petits gavroches (1) aux moues fermées et bras ouverts, tendres pupilles, têtes de bois et coeurs fragiles.
Et le temps d'un regard, échanger ce que les paroles ne pourraient que caricaturer.
Jorge et sa tete de petit malin, charmant le monde du haut de ses 10 étés, le regard perspicace, brillant, lumineux, vif comme son esprit. A l'affut de la vie. Le visage bougon d'Ursula. Ses gros yeux noirs s'allongeant à l'écoute de la chanson du feuilleton fétiche"Rebelde". Le cadeau destiné son père pour sa fete, qu'elle tient à me donner. Sa voix rugueuse et sa peur qu'on l'oublie. Pepère et bon vivant, la force tranquille et les joues rondes de Ronal, souriant sans nervosité, deja plusserein. Le cadeau de son "rosario". La mine grincheuse et révoltée de Gladis lors de ses obligations. Ses caprices d'enfant. Notre changement de tactique, et la gentille démonstration de son attitude ridicule. Sa metamorphose face à nous en une magnifique jeune adolescente, toujours aussi fière, mais plus affectueuse et démonstratrice, prenant soin de la "derniere".
Et le temps d'un sourire ou d'une colère, s'etonner de ces petits brins d'hommes et femmes, à l'enfance un peu esquintée, mais à l'affection intacte.
La solitude discrète et sage de Marisol. Le visage dissimulé derriere un rideau de cheveux dont filtre souvent le sourire. Ses recitations trop rapides et sans souffler de contes et contines(2). L'effacement de Cinthya, sa fausse allure d'ancienne garce reconvertie. La noire révolte de Dereck, sa difficulté avec l'autorité, ses chantages d'enfant maltraité. Ses besoins subits de calme, de sérieux et d'amitié. Les cris de sa soeur Casandra. Les accidents trop fréquents de ses lunettes de grand mère. Sa question lors d'un match de foot télévisé aux commentaires passionnés, qu'elle confondait avec le récent débat présidentiel Allan-Ollanta.
Et le temps de se retourner, constater les bévues enfantines.
Les yeux grands ouverts de ne rien comprendre de Felix, perdu dans le gris des devoirs, frustré, faché. Ses attitudes capricieuses, sa tête dure, et ses envolées d'affection hors de la classe. Le caractère lunatique de Monica. Son esprit qui n'a pas grandi aussi vite que son corps et se promène dans les étoiles, un peu ailleurs. L'attitude de jeu continuel de Danipsa, ses volte-face, copains pas copains, ses demandes de voltiges, de montagnes russes sur ma tête.
L'air nonchalant d'Alejandro, footballeur aux mains dans les poches. Sa tête enfoncée dans des épaules constamment relevées, d'où sort la voix aigüe, comme une croissance bloquée, comme pour ne pas grandir. Ses avancées a reculons. Ses besoins de contacts, de discussion, de caresses de ma barbe.
Et le temps d'un carousel, donner a mon dos des allures de montagne ou d'éphémere pays a découvrir.
Le visage massif de Juan-Carlos sur son corps de gnôme. Ses sautes d'humeurs, passant dans le meme mouvement d'une rébelion aux papouilles sur ma barbe . Ses mouchardages acceptés et malgré sa gentillesse. Sa voix forte. Son perfectionnisme. Le T-shirt d'Alison constamment rentre dans son pantalon remonté trop haut. Son plaisir a me nommer "Profesor Flaco", et le rire qui s'en suit. Le sourire total d'Alexander, compère de taille, de saute d'humeur et grand ami de Juan Carlos. Son hyperactivité. Sa démarche décidée, coudes relevés. Ses dents anarchistes et ses prunelles d'un noir lumineux. Derriere les cheveux de Judith, les yeux remplis de larmes dont elle ne peut connaitre la cause exacte. Qu'elle ne peut retenir. Des yeux s'échappant constamment des devoirs, cherchant un sourire, une ouverture, et tentant toujours de s'accrocher aux cous.
Et le temps d'une trop courte boucle de lune, échanger lecons de math et de vie,
Rigoureuses vérités contre fabuleuses expériences,
Camper dans les coeurs et mêler ses racines.

(1) : A la fin de notre sejour, deux petits nouveaux (Ronny et Rachel) sont arrives, pour un temps ou plus.
(2) : "Monica se viste, Monica se va, A la tienda de San Juan, Pide pan, No le dan, Pide mantequilla, Le dan Zapatilla, Pide queso, Le dan un beso, Pide rocoto, Le dan en su poto, Pide aji, Le dan aqui" (en poussant sur le nombril et riant tres fort)
Et le temps d'un regard, échanger ce que les paroles ne pourraient que caricaturer.
Jorge et sa tete de petit malin, charmant le monde du haut de ses 10 étés, le regard perspicace, brillant, lumineux, vif comme son esprit. A l'affut de la vie. Le visage bougon d'Ursula. Ses gros yeux noirs s'allongeant à l'écoute de la chanson du feuilleton fétiche"Rebelde". Le cadeau destiné son père pour sa fete, qu'elle tient à me donner. Sa voix rugueuse et sa peur qu'on l'oublie. Pepère et bon vivant, la force tranquille et les joues rondes de Ronal, souriant sans nervosité, deja plusserein. Le cadeau de son "rosario". La mine grincheuse et révoltée de Gladis lors de ses obligations. Ses caprices d'enfant. Notre changement de tactique, et la gentille démonstration de son attitude ridicule. Sa metamorphose face à nous en une magnifique jeune adolescente, toujours aussi fière, mais plus affectueuse et démonstratrice, prenant soin de la "derniere".Et le temps d'un sourire ou d'une colère, s'etonner de ces petits brins d'hommes et femmes, à l'enfance un peu esquintée, mais à l'affection intacte.
La solitude discrète et sage de Marisol. Le visage dissimulé derriere un rideau de cheveux dont filtre souvent le sourire. Ses recitations trop rapides et sans souffler de contes et contines(2). L'effacement de Cinthya, sa fausse allure d'ancienne garce reconvertie. La noire révolte de Dereck, sa difficulté avec l'autorité, ses chantages d'enfant maltraité. Ses besoins subits de calme, de sérieux et d'amitié. Les cris de sa soeur Casandra. Les accidents trop fréquents de ses lunettes de grand mère. Sa question lors d'un match de foot télévisé aux commentaires passionnés, qu'elle confondait avec le récent débat présidentiel Allan-Ollanta.Et le temps de se retourner, constater les bévues enfantines.
Les yeux grands ouverts de ne rien comprendre de Felix, perdu dans le gris des devoirs, frustré, faché. Ses attitudes capricieuses, sa tête dure, et ses envolées d'affection hors de la classe. Le caractère lunatique de Monica. Son esprit qui n'a pas grandi aussi vite que son corps et se promène dans les étoiles, un peu ailleurs. L'attitude de jeu continuel de Danipsa, ses volte-face, copains pas copains, ses demandes de voltiges, de montagnes russes sur ma tête.L'air nonchalant d'Alejandro, footballeur aux mains dans les poches. Sa tête enfoncée dans des épaules constamment relevées, d'où sort la voix aigüe, comme une croissance bloquée, comme pour ne pas grandir. Ses avancées a reculons. Ses besoins de contacts, de discussion, de caresses de ma barbe.
Et le temps d'un carousel, donner a mon dos des allures de montagne ou d'éphémere pays a découvrir.
Le visage massif de Juan-Carlos sur son corps de gnôme. Ses sautes d'humeurs, passant dans le meme mouvement d'une rébelion aux papouilles sur ma barbe . Ses mouchardages acceptés et malgré sa gentillesse. Sa voix forte. Son perfectionnisme. Le T-shirt d'Alison constamment rentre dans son pantalon remonté trop haut. Son plaisir a me nommer "Profesor Flaco", et le rire qui s'en suit. Le sourire total d'Alexander, compère de taille, de saute d'humeur et grand ami de Juan Carlos. Son hyperactivité. Sa démarche décidée, coudes relevés. Ses dents anarchistes et ses prunelles d'un noir lumineux. Derriere les cheveux de Judith, les yeux remplis de larmes dont elle ne peut connaitre la cause exacte. Qu'elle ne peut retenir. Des yeux s'échappant constamment des devoirs, cherchant un sourire, une ouverture, et tentant toujours de s'accrocher aux cous.Et le temps d'une trop courte boucle de lune, échanger lecons de math et de vie,
Rigoureuses vérités contre fabuleuses expériences,
Camper dans les coeurs et mêler ses racines.

(1) : A la fin de notre sejour, deux petits nouveaux (Ronny et Rachel) sont arrives, pour un temps ou plus.
(2) : "Monica se viste, Monica se va, A la tienda de San Juan, Pide pan, No le dan, Pide mantequilla, Le dan Zapatilla, Pide queso, Le dan un beso, Pide rocoto, Le dan en su poto, Pide aji, Le dan aqui" (en poussant sur le nombril et riant tres fort)

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